L'environnement naturel

La zone de Chefchaouen

 

La zone de Chefchaouen est l’une des provinces du nord du Maroc située sur la chaîne montagneuse du Rif. Cette zone montagneuse et enclavée se caractérise généralement par des reliefs et des vallées basses, irréguliers et cahoteux avec des plissements rocheux calcinés assez disproportionnés.

La forêt et la végétation couvrent la majeure partie du territoire et octroie au paysage de la province une beauté naturelle brute. La zone connaît une pluviométrie excédentaire atteignant parfois les 800 mm par an et gratifie la région d’un habillage naturel féerique. D’autant plus qu’en hiver, les reliefs et les sommets des montagnes, et parfois même les toits des maisons et les villages environnants, se couvrent de neige et confère au territoire un aspect idyllique.

C’est grâce à cette pluviométrie et aux chutes de neige que se sont formés plusieurs rivières et tranchées qui sillonnent le territoire pour déboucher dans la méditerranée, sinon,au sud, dans la rivière Ouargha, le principal affluent de la rivière Sbou qui coule dans l’océan près de la ville de Mehdiya.

Les spécificités du territoire

 

La région est exposée à deux types de vents : des vents venant de l’océan atlantique imbus de pluies, et des vents soufflant parfois de l’est et qui sont violents et destructeurs. Par ailleurs, la région en général est sous l’influence d’un climat méditerranéen du fait de sa proximité de la mer (35 kms) ; néanmoins, la ville de Chefchaouen ne connaît pas d’humidité, et ce grâce aux hautes montagnes du Rif (entre 1000 et 2000 mètres d’altitude au – dessus de la mer) qui la protègent des influences climatiques méditerranéennes et lui attribuent un climat continental sec, loin de l’humidité maritime.

 

Pour la ville de chefchaouen proprement dite, située aux pieds de la montagne Tissemlal à une altitude dépassant les 600 mètres, la température atteint parfois les 40° en été et dégringole au – dessous de zéro degré en hiver.

Quant à la couverture végétale du territoire, elle est constituée principalement de sapins (Abiès Marocana) , de pins, de cèdres qui poussent dans les hautes altitudes, et de chênes et de thuya qui croient dans les plaines et les vallées. L’horticulture, elle, est formée essentiellement de céréales tels que le blé, l’orge et le maïs.

 

La région était, à un moment de son histoire, le théâtre d’une faune sauvage riche et diversifiée tels que les singes (le magot), le loup et le sanglier ; quant aux animaux apprivoisés, il y a le caprin du fait de la richesse des pâturages, viennent après les vaches, les ovins, les mules et les ânes.